Une nuit, Mila découvre d’étranges traces apparues sur son cou. Au fil des jours, elles évoluent, s’étirent, jusqu’à prendre une forme troublante.
Au collège, les regards changent. On se moque d’elle. Cette différence devient difficile à cacher, tandis qu’à la maison, son père tente de faire comme si rien n’avait changé.
Mais ces traces ne sont pas une maladie. Elles accompagnent une transformation.
Peu à peu, quelque chose remonte à la surface. Des souvenirs oubliés. Des silences. Une absence que personne n’a jamais vraiment nommée.
Quelques années plus tôt, son petit frère a été emporté par la mer en la sauvant de la noyade. Depuis, la famille vit dans un silence autour de cet événement.
Les branchies apparaissent alors comme le signe d’un appel venu du corps, comme si Mila devait retourner vers la mer, vers cet endroit interdit, pour affronter ce qui a été enfoui.
“Nager dans l’eau noire” est une traversée sensible sur le deuil et ce que l’on enfouit pour continuer à vivre. Une histoire d’enfance, de transformation et du courage qu’il faut pour plonger ensemble dans ce qui nous fait peur.